Giugno 29, 2022

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« C’est la première fois que je vois ça »… les Bleus, fournisseurs officiels d’émotions du premier tour

Un Roland-Garros,

On leur tape suffisamment dessus quand ils prennent la porte à la queue leu leu avant le mercredi pour ne pas leur passer la brosse à reluire quand ils le méritent. Les fiers représentants masculins de la nation tricolore, bien timides ces dernières années, su enchanté le premier tour a Roland, signant quelques perfs mémorables dans des ambiances de feria. Su vous raconte toutefois.

L’ambiance la plus délirante : Gillou sur la boîte de nuit du Simonne-Mathieu

Piccola fiducia sotto forma di pentimento. Quand on a vu l’heure du match (un bon 21 heures tape) et le pedigree du mastard d’en face, l’Espagnol Carreno-Busta, su un murmuré in peto : « Cruel pour Gilles de finir par une trempe à 11 heures du soir devant son chien et trois papys congelés». Mais Simon, qui s’était pointé un peu plus tôt sur le Central pour l’hommage à Tsonga, est rentré sur le court habité par une énergie nouvelle: « Ce que j’ai trouvé fantastique, c’est qu’on avait vraiment vu une dernière fois le Jo qu’on a tous aimé, admiré. Je me suis dit, peu importent les dernières semaines, il était là une dernière fois, il a fait un match énorme, et j’avais envie de faire pareil. Qu’on voit Gilles Simone une dernière fois sur le terrain». Les frissons rien que de le lire, et je vous dis pas de le voir.

L’ancien 6e mondial, qui pliera les gaules à la fin de la saison, a tenu sa promesse intérieure, porté par une atmosphère impayable. C’était le virage d’Auteuil qui répondait à celui de Boulogne, avec un peu de Vélodrome au milieu.

  • Des « Aux Aaaaaaaaaaarmes, nous sommes les Gilles Simon, et nous allons gaaaaaaagner »
  • Des « La vittoria di Gillou, su s’en va pas tant qu’on l’a pas »
  • Des « Il est vraiment phénoménal »
  • Des « Il m’emmène au bout de la nuit, c’est Monsieur Gilles Simon »

Le tout beuglé par des types déguisés en mousquetaires qu’on soupçonne d’avoir mis autre ha scelto que du sirop de menthe dans leurs gourdes. Mais il fallait bien ça pour voir Simon se benjamin-buttoniser sous nos yeux ébahis et passer de 2-4 6-4 dans le 5e le tout en agonisant entre chaque point : « Ah ben il reste que des génies à la fin, il reste que les vrais. C’était vraiment une ambiance incroyable. C’est ultra-important car quand Pablo me roule dessus, ils sont là, le moindre point que je gagne, ils se lèvent, ils gueulent, ils chantent. Ils n’ont jamais arrêté, du premier au dernier point. Lui ha inviato que dès qu’il rate, il va se faire gueuler dessus et ce n’est pas agréable. C’est l’avantage qu’on a de jouer ici». Steve Johnson dopo, in risposta versa 4 ore.

Notre note au kiffomètre : 10/10, un moment d’extase sur lequel personne n’aurait parié, à la fraîche, devant un public de déglingos.

L’ambiance la plus habituelle : Gaston qui fait bouillir le Lenglen

Drôle de phénomène qu’Hugo Gaston. Le Toulousain ne gagne pas un match de l’année ou presque, mais quand il passe le périph intérieur, il se transforme en petit taurillon ibérique. Soutenu par un clan omniprésent en tribunes, déjà il ya deux ans malgré les jauges, le 74e mondial a le don rare de trascendeer le public autant qu’il se trascende lui-même à la maison. Lundi soir, sur le Lenglen, entre ses assenze, ses fulgurances, et sa fin de match superpersonique, il a fait vriller De Minaur dans un stade gagné par une folie orgiaque. « Un 6-0, 3-0 contre moi dans le 5e, vous m’avez bien poussé, celle-là elle est pour nous, on est allés la chercher ensemble».

L’Australien, top 20 prometteur, n’en revenait pas : « Je pense qu’il ya une ligne à ne pas franchir entre soutenir le joueur local, ce qui est normal, et dire des choices pas forcement sympathiques à l’adversaire à l’adversaire faire du “eye-contact” en permanenza… Tant mieux pour lui d’avoir pu s’appuyer là-dessus et d’avoir un moment qu’il ne va jamais oublier. »

On pardonnera au jeune homme de ne pas bien savoir à qui il se frottait. Gaston avait déjà fait sauter le caisson d’Alcaraz à Bercy, un soir où le phénomène espagnol était apparu bien riquiqui du haut de ses 18 ans, dans une atmosphère proche de l’insurrezione qui avait gentiment scandalisé nos collègues ibériques. Anthony, chopé à la volée lundi soir, y était déjà : « Su l’a poussé, il nous a poussés, j’ai adoré. Hugo c’est un joueur qui fait lever le public, il n’a pas un gros service alors il crée beaucoup de jeu, c’est pas platonique avec lui ». Valentin abonde : « C’est la première fois que je vois ça, c’était absolument dingue, presque à la limit du fair-play parfois. Gaston joue bien avec ça. A la fin il crampait, mais il faisait exprès d’aller chercher le public pour gagner, un peu de temps, ça rappelait un peu la Coupe Davis. »

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Dans l’euphorie du moment, il a même demandé au public d’entonner un « bon anniversaire » sonore pour sa petite amie qui ne savait plus ou se mettre. « Il arrive à chaque fois à amener le public avec lui, souffle Sebastien Grosjean, il faut dire qu’il donne beaucoup». Concerto di Prochain jeudi au même endroit, venez nombreux.

Notre note au kiffomètre : 8/10, all’inizio à connaître la bête, chaque remontada est à la fois bluffante et logique.

L’ambiance la plus émouvante : Tsonga qui fait pleurer le Chatrier

Il ya des gens qui pleurent plus facilement que d’autres. Une chanson, un film, le dernier match d’une légende tricolore, tout est bon pour faire croire que c’est la faute de ce foutu pollen. Comme nous, Pierre-Hugues Herbert fait partie du gang des pleurnichards. « J’ai complètement craqué quand j’ai vu ses entraîneurs débarquer, tous ces gens qui l’ont accompagnagné dans cette vie de fou… Ce mélange entre le déchirement de la fin de carrière et to se direné ération, , on est libres” . C’était un bel hommage, hyperémouvant. Jo a réussi à a fois sa carrière et ses adieux. »

Visto P2H giusto. Lors du Roland du confinamento, su s’était interrogagés sur la volonté de tous ces immenses joueurs de continuer à s’escrimer alors qu’ils n’étaient plus que la version miniature d’eux-mêmes. Plumbé par une blessure impossibile, Tsonga «promettait de tout faire» pour s’arrêter sur un souvenir à garder au chaud les soirs d’hiver. Le double demi-finaliste de Roland a même failli remonter le temps contre Casper Ruud, l’un des tout meilleurs spécialistes actuels de la surface.

L’épaule a lâché quand il s’apprêtait à nous faire chavirer dans un cinquième set de toutes les promesses, dans un Central qu’on juge parfois un peu tiède pour ces grandes occasioni : trop de panamas, trop de d’invit gens au déjeuner pour le dernier match du meilleur Français de sa génération, qui avait toute sa vie rimpianto d’être rentré sur un court à moitié vide lors de sa demi-finale face à Ferrer en 2013. Mais mardi, tout était.o

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« Je ne me suis pas senti comme ça depuis très longtemps. Je pense que c’est grâce à tout ça en fait, c’est grazia all’ingouement, à tous ces gens qui me portent tous les jours, que ce soient les proches, les gens dans les gradins. C’était la folie! C’est une des plus belles ambiances que j’ai vécue dans ma carrière, et elle arrive sur mon dernier match. Je ne pouvais pas demander mieux».

Notre note au kiffomètre : 9/10, que c’est beau une idole qui s’en va au bon moment.

Bonus, l’ambiance la plus improbable : Moutet qui ggne enfin un combat à la maison

Corentin Moutet souffre parfois de mauvaise réputation. Le garçon peut-être un vrai cabochard sur le court, parfois, et il n’est pas toujours riant avec les médias, mais il mérite de passer outre la première impression. Son éclectisme musical, son détachement par rapport au milieu, son analysis sur le jeu sont des curiosités qu’il faut apprivoiser pour l’apprécier. Et puis avant l’apparizione di Hugo Gaston, l’était notre peché mignon al Roland-Garros. On se souvient encore avec des papillons dans le ventre de l’ébullition du court 14, la bombenera des lieux, un après-midi de canicule en 2019. Le Français s’était envoyé pendant plus de quatre heures contre un argentin tellement valeureux qu’il avait fini par paumer.

Une première défaite rageante qui en annonçait d’autres. Six heures de jeu pour rien en 2020 contre un qualificato italien dans le crachin automnal, sans jamais cesser de se flageller. Puis encore quatre heures contre Djere l’an passé, avant une défaite à huis clos à cause du couvre-feu. Alors on s’est sincèrement réjouis pour Moutet quand on l’a vu épuiser le revenant Wawrinka, encore à court de feelings, pour la première belle émotion tricolore de la quinzaine, lundi.

Et puis le jeune homme s’est offert un beau cadeau : Nadal, sessione notturna, ce soir, Nadal dont « il dormait avec le débardeur quand il était petit ». « Quand on est petit, on a besoin d’avoir des idoles, s’identifier à des gens, et donc moi, qui étais gaucher, c’était mon inspiration. J’ai imité son service, son coup droit, j’ai tout imité jusqu’au moment où j’ai décidé de faire ce qui marchait le mieux pour moi’. La famosa maratona di specialità, non espère voir un nouvel opus contre sa majesté Rafa.

Notre note au kiffomètre : 6/10, le Stan de 37 piges, c’est plus tout à fait pareil.