Novembre 27, 2022

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Papa Ngady Faye, du Senegal à l’Italie, importateur de la littérature africaine

Papa Ngady Faye è un immigrato dal Senegal in Italia. Arrivé illegalmente il ya 17 ans dans le sud de l’Italie, il a commeinée à vendre des livres dans la rue un peu par hasard. Des années plus tard, the obten la nationality italienne et Foundé sa maison d’édition itinérante pour fournir aux vendeurs de livres des ouvrages de qualité.

Chapeau de paille sur la tête – l’échangera en cours d’interview avec un chapeau melon – et chemise colorée, Papa Ngady Faye décroche l’appel tout sourire. Calé dans son fauteuil, l’Italien d’origine sénégalaise raconte son parcours, entrecoupé par les cris de sa plus jeune fille. Son frère, discreto, esegui devant lui sa prière sur son tapis. L’ambiance est apaisée et l’on risent tout de suite la plénitude de l’homme qui a trouvé sa voie dans la vie.

L’Italia del Senegal

Papa Ngady Faye è nato nel 1970 a Dakar. Ses genitori sont originaires de Sokone, dans l’ouest du pays. Il fatto partie de la caste des griots, les bardes sénégalais. « Mon père est un lion rigoureux. Ses paroles sont des cadeaux et on l’a compris quand on est arrivé ici », se souvient le vendeur de livres, la voix douce, mais hésitante, de celui qui n’a pas parlé français depuis longtemps. « Il nous disait : “Il faut toujours savoir que rien n’est gratuit dans la vie, il ne faut jamais tenter d’avoir les choices facilement.” Parce qu’aujourd’hui tu es ici, mais domani tu ne sais pas où tu passeras la nuit. » Après l’école, Papa Ngady Faye lavora come docker nel porto di Dakar, può essere chef de chantier per un imprenditore immobilier.

Au bout de quelques années à travailler, il decide de partir en Europe. Avec un visa français, le jeune père de 35 ans, qui a laissez sa femme e ses deux filles au Sénégal, entre en Italie en juillet 2005. Pourquoi l’Italie ? Pour son mode de vie. « J’aimais leur manière de s’habiller : je m’habillais bien au Sénégal, à tel point que beaucoup de mes amis m’appelaient déjà “l’Italien”… Et j’ai toujours soutenu l’Italie au foot », s’amuse-t-il. Preuve de son attachement à son père, là-bas, il se fait appeler Amadou, comme lui. Papa Ngady Faye pour le Sénégal, Amadou, pour l’Italie… sans jamais oublier ni l’un ni l’autre : il garde des liens forts avec sa terre et sa famille restée au pays.

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Hélas, seulement cinq mois après son arrivée, sa femme sénégalaise décède dans son pays d’origine. Il trouve un soutien dans la douleur. « Tu trouveras toujours des personnes qui t’aideront, qui te guideront, il ya de nombreux Sénégalais ici qui vendent beaucoup de vêtements, de livres, de bracelets. Et moi, j’ai eu la chance de rencontrer la vente de livres », reconnais-il.

Eppure, ce n’était pas gagné. À l’origine, il n’est pas particularemente attaché à la littérature, même s’il s’y dit sensible. Il est même piuttosto déçu de ne pouvoir travailler comme maître de chantier. Rapidement cependant, il se laisse conquérir par l’expérience. « J’étais beau, j’étais jeune, j’étais smileint. Je trouvais que des personnes mal habillées avaient plus de difficoltà à gagner de l’argent, donc je m’habillais bien, j’étais poli… Les gens venaient prendre des photos avec moi ! ». Surtout, l’aime le contact avec les gens et les échanges qui s’ensuivent.

Da vendeur à conteur

Quatre ans plus tard, une rencontre va véritablement changer sa vie là-bas. Celle con figlio ex-femme, Antonella Colletta. Il l’a renconte par hasard, sur une plage, en lui vendant un livre : ça ne s’invente pas. Elle est professeur de français, traductrice et chercheuse en littérature africaine et antillaise francophone. Sans même s’en rendre compte, comme un vrai griot, il lui conte sa vie et, passionnée, cette dernière se decide à la coucher sur papier : « Sul parlait de manière naturelle, comme ça, et le livre s’écrivait petit à petit. Quand elle me l’a lu, je suis resté une journée sans comprendre ce qu’il s’était passé (rires). »

Le vendeur de livre, centré sur la vie d’Amadou, n’est pas encore traduit en français, mais l’a été en allemand. © Leopold Picot

Le livre raconte sa vie, celle d’Amadou. Il y file la métaphore du thé à la menthe, une boisson très importante au Sénégal ; et chaque gorge le ramène en arrière, laissant découvrir sa vie peu à peu. « Ce livre, c’est mon livre, parce que j’avais une femme qui a pu traduire mes émotions. J’ai réussi à raconter cette histoire, parce que c’est la mienne : ce livre, c’est moi », dit le conteur. Là, tout cambio. Si dieu le veut. Le destin d’un vendeur de livre se vend bien : il changera tuttavia son titre par Il venditore di libri, pour que tous les vendeurs de livres puissent s’y projeter. Il est invité dans des séminaires, des emissions de radios, donne des interviews.

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Le vendeur itinérant s’est même retrouvé à faire un discours devant des étudiants a Parigi, pour descrire ce que c’est d’être un leader. Il dit in particolare à l’assemblée : « Les gens aujourd’hui ne lisent plus. Quand ils te voient avec des livres dans les rues, ils ne te considrent pas comme un travailleur. Mais si tu as cette intelligence sociale, tu avances. Un leader doit être paziente, car si tu n’es pas paziente, tu n’iras nulle part. C’est la pazienza qui permet de comprendre la vie, de rencontrer du monde : dans mon travail, je côtoie tout le monde, la personne fâchée comme la personne généreuse, et j’apprends à les écouter. »

Un bout du Sénégal à transmissar

Aujourd’hui naturalisé italien, Papa Ngady Faye foritt les vendeurs de livres itinérants. Figlio associazione s’appelle Modo Mododu Wolof qui potrait in particolare se traduire par : « Ceux qui partent en pensant à leur terre d’origine ». Car aujourd’hui, les vendeurs de livres que Papa Ngady Faye accompagna ne vendent plus n’importe quels livres. « J’en avais assez qu’on me dise que les livres que nous vendions étaiten des faux, pleins d’erreurs, que les histoires n’avaient aucun sens… On a donc voulu amener dans les rues italiennes la littérature africaine, dans edizioni de bonnes. Car la forme est aussi importante que le fond », rappelle-t-il. Faire découvrir des auteurs, partager une culture et en vivre.

Pour ce faire, il s’envole pour le Sénégal et se presente dans una maison d’édition. Parla del suo progetto di creare una casa editrice itinerante per promuovere la letteratura africana. Solide dans son argumentaire, il arrive finalement à obtenir des droits, se remémore-t-il fièrement. « J’ai ramené les deux titres que je voulais : ‘Une si longue lettre’, de Mariama Bâ, et ‘L’appel des Arènes’, d’Aminata Sow Fall, nos écrivaines, celles que nous, Sénégalais, avons dans la peau… » Depuis, l’arpente instancabilmente les écoles, les bibliothèques, aiuta le vendeurs de books à obtenir des bons livres, pour import la culture littéraire africaine en Italie.

L'auteur sénégalaise Aminata Sow Fall lors d'une session photo, en 2017 a Dakar.  Elle fait partie des auteurs sénégalais importés dans les rues italiennes par Papa Ngady Faye.
L’auteur sénégalaise Aminata Sow Fall lors d’une session photo, en 2017 a Dakar. Elle fait partie des auteurs sénégalais importés dans les rues italiennes par Papa Ngady Faye. AFP – SEYLLOU

Les vendeurs itinérants, qui vendent les livres de Modo Modoapportent ainsi de la qualité et transportent avec eux des bouts de leurs culture, qu’ils sont fiers de vendre sur les plages, les places et les rues italiennes.

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En témoigne les commenti sul sito internet dell’associazione : « Les livres sont de bonne qualité et le smile du vendeur qui vous parle fièrement de son terrain marke votre journée », « Purtroppo ho perso il mio livre adorato ‘Le Conte de Mère Nature’ auquel je suis très attachée et j’aimerais pouvoir l’acheter à nouveau. Est-ce possibile? E commentare? grazie mille » « Bonjour, moi aussi, j’ai acheté un livre chez vous, il ya quelques mois, à un gars des environs de Lecce. Commenta puis-je en acheter plus? ».

La liste est longue, aussi longue que le grand sourire communicatif de Papa Ngady Faye.

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